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"Une heure de lecture est le souverain remède contre les dégoûts de la vie" - Montesquieu

Au fil des lectures

J'ai lu : A Room of One's Own (Une Chambre à soi) - Femuary n°2

Virginia WOOLF - A Room of One's own

Virginia WOOLF - A Room of One's own

Bonjour les lecteurs!

Et quel bon jour, justement! J'ai fini un excellent livre, et ça me mets toujours de bonne humeur. Dans mon dernier article, je vous disais que je n'avais pas fini mon premier livre de Femuary à temps pour le chroniquer. Il s'agit d'une oeuvre que j'ai mis du temps à lire, malgré le petit nombre de pages : du petit lait, comme disait une de mes profs de français. Et puis, quoi de plus à propos pour le mois du féminisme que de lire Une Chambre à soi, de Virginia Woolf?

Le résumé:

A Room of One's Own est un essai féministe écrit en 1929 par Virginia Woolf. Ce n'est pas un récit tout jeune, mais c'est aussi grâce à cela qu'il est frappant. La plus grosse partie de l'oeuvre est racontée par une narratrice fictive qui explique pourquoi les grands écrivains sont des hommes, alors que les femmes sont moquées dans le monde intellectuel. Mais que pour remédier à cela, il suffit d'une rente de 500 livres sterling et d'une chambre à soi. 

Le niveau de lecture:

C'est un livre étonnamment court, ma version fait 123 pages. La langue est purement britannique, soutenue, le vocabulaire est recherché, volontairement élitiste. Si l'anglais n'est pas votre tasse de thé, préférez une traduction. Mais si vous êtes fan de Jane Austen, ruez-vous sur la V.O! Rien que pour la plume, il vaut le détour, on n'en fait plus des comme ça...

Mon avis:

Je pense que vous l'aurez compris, je trouve ce livre magnifique, et je le recommande à absolument tout le monde.

Le sujet me tient évidemment particulièrement à coeur. Cette réflexion sur la place de la femme est, près de 100 ans après la publication du livre, toujours autant d'actualité. On voit vraiment tout ce qui a évolué (en bien!) et on reste stupéfait devant certaines choses, qui semblent tout simplement intemporelles. Il est appréciable de voir le chemin parcouru, de se rendre compte que le monde évolue, quoi qu'on en dise. Le sujet est quasiment sans limite, on pourrait le retravailler à l'infini, et toujours avoir quelque chose à dire ou à penser, ainsi que d'autres à améliorer. La narratrice nous laisse des pistes, à prendre ou à laisser, à notre convenance, avant de laisser la place à Virginia Woolf, qui nous rappelle qu'il ne tient qu'à nous de sortir de cette condition. Voilà pour le fond.

Et alors la forme... Mes amis, laissez-moi vous dire que je n'ai pas apprécié le style d'un auteur à ce point depuis bien longtemps.

La langue est belle pour l'oeil, belle pour l'oreille, les mots sont beaux, les phrases sont belles, le rythme est beau. Que dire! Je crois que vous voyez où je veux en venir de toute façon, inutile d'insister, l'autrice a une des plus belles plumes que je connaisse. Et pour ne rien gâcher, elle utilise un juste équilibre de naïveté feinte et d'ironie à la perfection. Ses piques sont cinglantes, un pur bonheur. Je n'ai qu'une hâte, c'est de pouvoir lire plus de ses oeuvres!

 

Je ne vous fais pas un dessin, je conseille Virginia Woolf, et plus particulièrement A Room of One's Own à tout le monde, que vous lisiez l'anglais ou pas. Vous ne perdrez de toute façon rien à essayer, je vous assure.

Bonne lecture!

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